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Comment partager les charges quand un colocataire travaille à domicile

Comment répartir équitablement les charges entre colocataires quand l'un d'eux travaille à domicile, avec un exemple réel de facture d'électricité et des calculs transparents.

Répartir les charges entre colocataires est assez simple quand tout le monde quitte l’appartement neuf heures par jour. La situation change dès qu’une personne travaille à domicile à temps plein et que la facture d’électricité augmente de 60 $ sans que les habitudes des autres aient changé. Partager la nouvelle facture en trois parts égales n’est pas très équitable. Faire payer toute l’augmentation à la personne qui télétravaille ne l’est pas davantage : le réfrigérateur, le chauffe-eau, le routeur et la consommation de base servent toujours à tout le monde.

Le modèle « base plus supplément »

Le modèle le plus défendable consiste à calculer le montant habituel lorsque personne n’est présent toute la journée, à partager cette base également, puis à répartir le surplus selon les personnes qui provoquent réellement l’augmentation. Cela semble plus formel que ça ne l’est : en pratique, il faut deux montants et une conversation, pas un grand tableur.

L’erreur courante est soit d’ignorer le changement (et de partager la facture plus élevée en parts égales, ce qui fait payer discrètement les colocataires dont l’usage n’a pas changé), soit de surcorriger (et de faire payer tout le surplus à la personne qui travaille de chez elle). La base plus supplément se situe entre ces deux extrêmes et s’explique facilement à quelqu’un qui doute déjà des calculs compliqués.

Un exemple réel : de 90 $ à 150 $

Avant que quelqu’un ne travaille à domicile, trois colocataires payaient une facture d’électricité de 90 $ par mois, soit 30 $ chacun. Puis Marc commence à travailler chez lui à temps plein et la facture passe à 150 $. Une division égale ferait payer 50 $ à chacun, y compris les deux personnes dont l’usage n’a pas changé.

Une approche plus juste consiste à considérer les 90 $ d’origine comme la base commune : 30 $ chacun. Les 60 $ supplémentaires sont le supplément lié à l’usage. Comme la climatisation et l’écran de Marc fonctionnent huit heures de plus par jour, il en prend la plus grande part. Une répartition raisonnable du surplus est 70/15/15 :

  • Base (90 $ partagés également) : 30 $ chacun
  • Surplus (60 $ répartis 70/15/15) : Marc 42 $, colocataire B 9 $, colocataire C 9 $
  • Total final : Marc 72 $, colocataire B 39 $, colocataire C 39 $

Marc paie plus du double de ce qu’il payait, ce qui reflète son usage supplémentaire, mais ses colocataires ne supportent pas non plus toute une hausse qu’ils n’ont pas causée. Gardez cette répartition pendant deux ou trois mois. Vous aurez alors des chiffres réels plutôt qu’une impression, et un pourcentage plus facile à défendre si quelqu’un le remet en question.

Ne comptez pas chaque kilowatt-heure

La vérité que beaucoup de guides évitent est qu’il ne faut pas calculer ce montant au centime près. Chercher exactement combien d’électricité consomme l’écran de Marc par rapport au chargeur de son ordinateur transforme la colocation en audit permanent. Choisissez un pourcentage rond pour le surplus, revoyez-le si la saison ou les horaires changent et laissez passer les petites variations mensuelles. Le but est une répartition approximativement juste, applicable en cinq minutes, pas une formule parfaite qui exige un tableur.

Qu’est-ce qui doit vraiment changer ?

Internet reste généralement partagé également, puisque tout le monde l’utilise. L’eau varie rarement assez pour justifier un ajustement, sauf si quelqu’un fait beaucoup plus de lessives. L’électricité est la charge qui évolue le plus lorsqu’une personne reste à domicile avec la climatisation ou le chauffage : c’est celle qui mérite le modèle base plus supplément. Pour le reste des coûts communs, consultez notre guide des factures entre colocataires ; si les chambres sont de tailles différentes, la méthode pour partager le loyer selon la superficie propose une formule claire.

Si vous calculez cette base et ce supplément chaque mois, notez la formule acceptée dans un document partagé ou un registre de dépenses récurrentes. SPLIIT ne gère pas les factures récurrentes : l’appli est conçue pour les tickets détaillés ponctuels.

Parlez-en avant la facture

Le meilleur moment pour proposer ce changement est quand quelqu’un annonce qu’il passe à temps plein à distance, pas deux mois plus tard après deux factures plus élevées. Un message direct suffit : « Comme tu es maintenant à la maison toute la journée, veux-tu qu’on trouve une façon équitable de partager l’électricité ? Je ne pense plus qu’une part égale soit logique, mais je ne veux pas non plus que tu paies tout le surplus. » Cette formulation met tout le monde du même côté du problème.

Les courses peuvent elles aussi évoluer avec les horaires de télétravail ; lisez comment partager les courses entre colocataires si c’est le prochain sujet sensible. Gardez la formule mensuelle dans le même registre partagé. Pour un ticket ponctuel, essayez SPLIIT Pro : scannez-le, attribuez les lignes aux bonnes personnes et téléchargez l’appli gratuitement sur iOS ou Android.